LA QUINZAINE RADIEUSE 18

LA QUINZAINE RADIEUSE #18 – Du 20 juin au 26 Juillet 2026
TROIS CLOCHES
NANCY MORENO
La chapelle Saint-Léger
AIR DE CAMPAGNOLO
LAURIE DALL’AVA / KOENRAAD DEDOBBELEER / ÉLODIE DORNAND OH DE ROUVILLE / MICHEL FRANÇOIS / HECTOR GACHET / HAROLD LECHIEN / GORDON MATTA-CLARK
Moulin de Blaireau- Grange noir – Kub d’Or
« MÉTÉORE »
BERTRAND LAVIER
Bar Le Fontenoy
DER KOMMISSAR DR. CURLET
WEEK-END D’OUVERTURE
Samedi 20 juin 2026
14h30 Ouverture des expositions
18h30 Vernissage
Moulin de Blaireau
21h00 Aïoli sur réservation/ Buvette
Saint-Léger chapel
22h00 Concert Xavier Boussiron / DJ Perdo
Dimanche 21 juin 2026
11h30 Lecture Alexandre Curlet / Concert Julie Normal [ondes Martenot]
Chapelle Saint Léger / Big Stump
Résa. 02 43 33 47 97 / contact@piaceleradieux.com
Expositions ouvertes les samedis & dimanches de 14h30 à 18h et sur rdv en semaine.
Free admission
TRIPLE CLOCHE
La chapelle de Saint-Léger est un mystère du 11ème siècle parait-il, le carbone14 n’a pas encore parlé.
Nancy Moreno, élevée au biberon du musée Ingres durant son enfance à Montauban, amatrice de glacis et de lignes embuées de maitrise, une influence courant de Félix Valloton à Munch et John Wesley, étudie en solitaire les profondeurs du maître.
La chapelle apparaît vite comme un étui sur mesure. Effet réactif immédiat, la gâchette maintenue enfoncée dès l’été 2025 donnera l’exposition présentée à l’été 2026 pour Piacé.
Nancy venue repérer le lieu d’exposition, motivée, est allée rapidement chercher des fraises des bois aux alentours de la chapelle puis se baigner dans la Sarthe en attendant les grillades du soir. Le glacis rencontre les datas sous la bénédiction de la chapelle.
L’exposition démarre d’un coup de cloche, elle parle du départ de la vie, de sa trajectoire pourvue des surprises qu’offre cette dernière et de la fin des réjouissances au son des trois tintements.
Bienvenu au paradis.
AIR DE CAMPAGNOLO
Des bâtiments brillent par leur absence, ceux imaginés par Le Corbusier suite à sa visite pour voir un habitant de Piacé qui l’interpella. Des projets virent jours, des archives restèrent. Une réhabilitation de cette mémoire immatérielle se cristallisera et prendra demeure à défaut de sa réalisation architecturale. Tout est visible rien n’est là !
C’est par cette ligne de fuite et l’approche exotique de la ville sur la campagne que le titre arriva, à l’accent de route cycliste italienne et de paysannerie aux odeurs publicitaires du bon pain chaud : Air de Campagnolo. Une référence aux avant-gardes artistiques, Air de Paris de Marcel Duchamp dans un aller-retour Paris-Piacé. L’odeur des chaumes de blé fraîchement fauchés en spray pocket.
Des artistes rencontrés dans deux villes sans jumelage possible, Bruxelles et Arles, l’une grise et lumineuse l’autre ensoleillée et terne. Un zone-system psycho-géographique.
Dans cette exposition, les matériaux prédominent sur l’image, sauf avec l’œuvre-menu du projet Office baroque de Gordon Matta-Clark, offrant ses vides architecturaux, écho à l’absence de la ferme radieuse.
Les éléments minéraux et organiques du contexte seront évoqués par ricochets sous diverses apparitions avec Hector Gachet, Michel François et Laurie Dall’Ava. Leurs matériaux restant au seuil de la représentation sans y céder.
La réalité constructive et ses vibrations seront présentes avec Koenraad Debobbeleer, le souvenir de Fresh Air Cart de Matta-Clark et Élodie Dornand Oh de Rouville, une présence quasi auditive et olfactive de la matière.
Dans une annexe d’exposition, le Kub, ancienne boucherie, sur la ligne de découpe du village par la route du pouvoir, seront visible le refoulé des agglomérats des images absentes des œuvres présentées dans la première partie de l’exposition au moulin et dans la grange noire. Grâce à la vidéo Glass Skin d’Harold Lechien, un double trône se tiendra face à l’écran.
En parallèle, un objet ancestral, cellule souche du design et de la domination, sera visible par tous les temps depuis la route.
«MÉTÉORE»
Face au Kub, une pause Schweppes au café Le Fontenoy. L’enseigne de la bière Météor a pâli sous le soleil de Satan, elle surplombe le chaland en terrasse.
Le peintre du quatrième mur à la touche Van Gogh serait-il intéressé de raviver in situ cet ustensile marqueur du village, l’abreuvoir du bipède prometteur de connexions sociales ?
Coup de bol oui, Bertrand Lavier se prête gracieusement au jeu, lui intéressé de nature par l’idée de déplacement.
Du côté des acteurs des Deschiens et de Corbu tout est jouable.
Merci Van Lavier, nos yeux reprennent des couleurs sur la ligne bitumée, après les voleurs de couleurs des publicités eighties de Mondino, l’offreur de couleurs sur la publicité de Piacé apparaît cet été 2026.
FC

